Dans cet article
- Confirmez que vous préparez le bon test
- TEF Canada ou TEFAQ : lequel vous concerne si vous visez le Québec
- Comment les résultats du TEF Canada se convertissent en NCLC (et les chiffres qu’exige IRCC)
- Les quatre épreuves, et ce que chacune récompense vraiment
- Un plan en trois phases qui s’adapte à votre niveau de départ
- Comment savoir si vous progressez réellement
- La logistique du jour d’examen à prévoir
- Foire aux questions sur la préparation au TEF Canada
Si vous commencez votre préparation au TEF Canada en vue d’Entrée express, la première étape utile n’est pas une liste de vocabulaire — c’est un test diagnostique qui révèle quelle compétence est la plus fragile en ce moment.
En effet, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) ne fait pas la moyenne de vos quatre résultats au TEF Canada pour en tirer un seul chiffre. Votre attestation de résultats indique quatre résultats distincts, chacun converti en un niveau distinct de l’échelle des NCLC — les Niveaux de compétence linguistique canadiens, l’équivalent francophone des Canadian Language Benchmarks (CLB). Partout où un programme fixe un minimum pour les quatre compétences, c’est votre résultat le plus faible qui détermine si vous l’atteignez.
Cette règle a des conséquences bien réelles sur votre pointage. Pour obtenir les points supplémentaires liés au français dans Entrée express, il faut atteindre au moins le niveau 7 des NCLC dans les quatre compétences — ce qui vaut 25 points supplémentaires si votre anglais est au niveau 4 ou moins des CLB, ou si vous n’avez pas passé de test d’anglais, et 50 points si vous avez aussi obtenu au moins le niveau 5 des CLB dans les quatre compétences en anglais. Une seule épreuve à NCLC 6 vous fait perdre tous ces points supplémentaires, aussi bonnes que soient les trois autres.
Ce même niveau 7 des NCLC dans les quatre compétences est aussi l’exigence de la catégorie de compétence linguistique en français d’Entrée express, l’une des catégories pour lesquelles IRCC tient des rondes d’invitations. Une épreuve sous le niveau 7 vous coûte donc plus que des points : elle vous exclut aussi de ces rondes.
Cela change la façon de planifier votre préparation : c’est votre épreuve la plus faible qui mérite le plus d’attention. Cet article explique comment la repérer, la travailler et vérifier si vos progrès sont réels.

Confirmez que vous préparez le bon test
Avant de vous engager dans la préparation au TEF Canada, confirmez que le résultat est accepté pour le programme précis auquel vous le destinez. Cette vérification prend cinq minutes et peut vous faire gagner des mois.
Pour Entrée express, IRCC n’accepte que deux tests de français : le TEF Canada et le TCF Canada. Le DELF et le DALF, même avec d’excellents résultats, ne sont pas acceptés dans Entrée express — voir les exigences officielles relatives aux tests de langue sur canada.ca.
Un résultat accepté par un programme ne l’est pas forcément par un autre. Une personne qui a déjà passé le DELF pour satisfaire à l’exigence linguistique du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) du Québec, ou le DALF pour la citoyenneté canadienne, doit tout de même obtenir un résultat distinct au TEF Canada ou au TCF Canada avant qu’Entrée express en tienne compte.
TEF Canada ou TEFAQ : lequel vous concerne si vous visez le Québec
Mieux vaut trancher cette question avant de réserver quoi que ce soit, parce qu’elle détermine les épreuves à préparer. Le TEF Canada sert aux programmes fédéraux, dont Entrée express, où les quatre compétences sont évaluées. Le TEFAQ est la version destinée au Québec : ses quatre épreuves peuvent être passées séparément, c’est le programme québécois visé qui détermine celles qu’il vous faut, et IRCC ne l’accepte pas pour Entrée express.
Le PSTQ du Québec, lui, accepte aussi bien le TEFAQ que le TEF Canada, si bien qu’un seul résultat au TEF Canada peut servir à une demande fédérale et à une demande québécoise si les niveaux concordent. Notre comparaison entre le TEF et le TEFAQ détaille les autres différences.
Concrètement, ce qu’il faut travailler dépend du volet, et pas seulement de la province. Pour Entrée express, les quatre épreuves comptent. Dans le PSTQ, le volet 1 (et les professions réglementées FEER 0 à 2) exige le niveau 7 à l’oral et le niveau 5 à l’écrit sur l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français (et non celle des NCLC) : la compréhension et l’expression écrites restent donc à travailler. Le volet 2 et les autres professions réglementées ne demandent que l’oral, et c’est là qu’un plan surtout axé sur l’oral a du sens. Les exigences changent : vérifiez celles de votre programme avant de bâtir votre calendrier.
En résumé : si votre objectif est uniquement le Québec, le TEFAQ vous permet de passer uniquement les épreuves exigées par votre volet ; si Entrée express reste une option, le TEF Canada peut couvrir les deux, à condition que vos niveaux atteignent le minimum de chaque programme. Dans les deux cas, les épreuves communes aux deux tests suivent le même format : la méthode décrite dans cet article s’applique donc aux deux examens — c’est la répartition de votre temps qui change, pas la façon de travailler.
Comment les résultats du TEF Canada se convertissent en NCLC (et les chiffres qu’exige IRCC)
Chaque épreuve possède sa propre échelle de points, et chacune se convertit en NCLC de façon indépendante. Le tableau ci-dessous reproduit la grille de conversion officielle d’IRCC — notez qu’elle utilise encore l’ancienne échelle de points du TEF, expliquée juste après.
| NCLC | Compréhension orale /360 | Compréhension écrite /300 | Expression écrite /450 | Expression orale /450 |
| 10 | 316–360 | 263–300 | 393–450 | 393–450 |
| 9 | 298–315 | 248–262 | 371–392 | 371–392 |
| 8 | 280–297 | 233–247 | 349–370 | 349–370 |
| 7 | 249–279 | 207–232 | 310–348 | 310–348 |
| 6 | 217–248 | 181–206 | 271–309 | 271–309 |
| 5 | 181–216 | 151–180 | 226–270 | 226–270 |
| 4 | 145–180 | 121–150 | 181–225 | 181–225 |
Lisez-le ligne par ligne : chaque épreuve doit atteindre au moins la ligne du niveau NCLC que vous visez.
Voici une source de confusion fréquente lorsque vous lisez vos propres résultats. Votre attestation indique le résultat de chaque épreuve sur une échelle de 0 à 699, et elle précise aussi votre niveau du CECR (Cadre européen commun de référence, de A1 à C2) ainsi que votre niveau NCLC pour chaque épreuve. Le tableau de conversion d’IRCC reproduit plus haut utilise l’ancienne échelle de points — c’est pourquoi certains candidats n’y retrouvent pas leurs chiffres. IRCC précise d’ailleurs que les scores sur 699 ne sont pas compatibles avec son système pour le moment.
L’organisme responsable du test le précise clairement, et IRCC demande la même chose : lorsque vous remplissez votre profil Entrée express, inscrivez uniquement les chiffres de la colonne « Équivalence ancien score » imprimée sur votre attestation, et non les scores sur l’échelle de 0 à 699. Le niveau NCLC indiqué sur l’attestation est donné à titre indicatif, et le tableau officiel de correspondance TEF–NCLC indique à quel niveau NCLC correspond chaque score sur 699, si vous voulez vérifier la conversion vous-même.
À titre de repère, sur l’échelle actuelle de 0 à 699, le NCLC 7 commence à 434 en compréhension écrite et orale, à 428 en expression écrite et à 456 en expression orale — utile si une plateforme d’entraînement note vos examens blancs sur 699. Pour votre profil Entrée express, inscrivez toujours les chiffres de la colonne « Équivalence ancien score ».
Autre détail qui pose souvent problème à cette étape : le numéro de formulaire de résultats de test demandé par IRCC correspond à la première partie du numéro d’attestation, en bas à gauche de votre attestation, avant le trait d’union.

Les quatre épreuves, et ce que chacune récompense vraiment
La préparation fonctionne mieux lorsqu’elle correspond au déroulement réel de chaque épreuve en salle d’examen, plutôt qu’à une pratique générale de la langue. Le TEF Canada est conçu et administré par Le français des affaires (CCI Paris Île-de-France). La structure de l’examen publiée par l’organisme, avec le guide du candidat, fixe des règles très différentes pour chaque épreuve — les chiffres ci-dessous reflètent le format en vigueur depuis décembre 2023, quand la compréhension orale est passée de 60 à 40 questions et la compréhension écrite de 50 à 40.
| Épreuve | Durée | Questions ou tâches | Peut-on revenir sur une question ? |
| Compréhension orale | 40 min | 40 questions | Non |
| Compréhension écrite | 60 min | 40 questions | Oui |
| Expression écrite | 60 min | 2 sections chronométrées séparément (minimum 80 et 200 mots), corrigées par deux examinateurs | — |
| Expression orale | 15 min | 2 sections, en face à face, enregistrées et corrigées par deux examinateurs | — |
Compréhension orale : pas de réécoute, pas de notes
La compréhension orale propose 40 questions en 40 minutes, et chaque enregistrement n’est diffusé qu’une seule fois. Impossible de revenir sur une question une fois passée, et aucun brouillon n’est permis pendant cette épreuve. Cette combinaison fait que les habitudes de prise de notes bâties autour d’un enregistrement qu’on peut réécouter se transposent mal ici — il faut garder la réponse en mémoire et décider vite, plutôt que de relire des notes après coup.
Entraînez-vous en conséquence : utilisez des enregistrements que vous ne vous permettez d’écouter qu’une fois, répondez immédiatement, puis passez à la suite. Les bulletins d’actualité en français simplifié s’y prêtent bien, par exemple le Journal en français facile de RFI. Habituer votre oreille à retenir l’information quelques secondes, c’est précisément ce que cette épreuve évalue.
Un détail de notation compte particulièrement ici, où l’on ne peut pas revenir en arrière : une mauvaise réponse vaut zéro, tout comme une réponse laissée en blanc. Il n’y a aucune pénalité pour une réponse au hasard, donc ne laissez jamais une question sans réponse — si l’enregistrement vous a échappé, éliminez ce que vous pouvez et choisissez quand même. Une réponse au hasard a de meilleures chances qu’une case vide.
Compréhension écrite : liberté de navigation
La compréhension écrite fonctionne à l’inverse. Vous avez 40 questions et une heure complète, et — contrairement à la compréhension orale — vous pouvez circuler librement entre les questions, mais les brouillons n’y sont pas permis non plus. Profitez de cette liberté : survolez d’abord l’ensemble, répondez à ce qui semble simple, puis revenez aux passages plus longs ou plus difficiles avec le temps qu’il vous reste.
La même règle de notation s’applique ici, avec une différence dans la façon de l’utiliser : puisque vous pouvez revenir sur une question, sautez les plus difficiles au premier passage, puis parcourez de nouveau la liste des questions pour remplir chaque case restante avant la fin du temps alloué.
Expression écrite : deux sections, deux chronomètres
L’expression écrite dure 60 minutes réparties en deux sections. La section A accorde 25 minutes pour poursuivre un court article, avec un minimum de 80 mots. La section B accorde 35 minutes pour énoncer et défendre une position, avec un minimum de 200 mots. Si votre clavier n’a pas les accents français, l’interface de l’examen offre un clavier virtuel à l’écran pour é, è, ê, ç et à — exercez-vous à l’utiliser d’avance pour ne pas perdre de temps le jour de l’examen.
Deux habitudes sont particulièrement utiles ici. D’abord, apprenez à quoi ressemblent 80 et 200 mots une fois tapés, pour arrêter de compter en pleine réponse : rédigez quelques réponses chronométrées, comptez-les une fois, et vous reconnaîtrez ensuite la longueur d’un coup d’œil. Ensuite, consacrez les premières minutes de chaque section à un plan rapide — pour la section A, la suite de l’article ; pour la section B, votre position, deux arguments et une conclusion — plutôt que de vous mettre à écrire immédiatement. La section B demande plus du double de mots pour seulement dix minutes de plus, et c’est là qu’une réponse non planifiée cale habituellement.
Un principe connexe : une phrase simple et correcte est habituellement un pari plus sûr qu’une phrase complexe et ambitieuse pleine d’erreurs. N’utilisez les constructions élaborées que si vous les maîtrisez.
Expression orale : enregistrée et corrigée par deux examinateurs
L’expression orale dure 15 minutes au total, en personne avec un examinateur, et la séance est enregistrée, sans brouillon permis ; l’organisme précise que l’expression orale et l’expression écrite font systématiquement l’objet d’une double correction. La section A (5 minutes) vous demande de recueillir de l’information en posant des questions. La section B (10 minutes) vous demande de défendre une position et de convaincre l’examinateur.
Remarquez à quel point ces deux tâches diffèrent. La section A vous demande d’obtenir de l’information — c’est-à-dire de poser des questions, ce à quoi on s’exerce généralement moins en classe qu’à y répondre. S’exercer aux formes interrogatives à voix haute, jusqu’à ce qu’elles viennent sans hésitation, prépare précisément à cette section. Privilégiez les questions ouvertes (« Quels horaires proposez-vous ? ») plutôt que celles qui appellent un oui ou un non (« Vous êtes ouverts le samedi ? ») : chacune suscite une réponse plus complète et vous donne plus de matière pour réagir.
La section B vous demande d’argumenter et de convaincre, ce qui récompense habituellement la structure plus que le vocabulaire : une position claire, deux raisons appuyées et une conclusion. Et puisque la séance réelle est enregistrée, enregistrer vos propres réponses d’entraînement est ce qui se rapproche le plus d’une répétition en conditions réelles — vous entendrez les hésitations et les tics de langage que vous ne remarquez pas en parlant.
Pour aller plus loin dans la construction de réflexes et de gabarits pour l’expression orale et écrite sous la pression du temps, consultez notre guide de stratégies pour l’expression orale et écrite du TEF/TCF.
Faites vérifier votre expression orale avant l’examen
C’est souvent à l’oral qu’on perd des points sans s’en rendre compte : on parle correctement, mais on ne répond pas à ce que la grille récompense. Une simulation individuelle d’expression orale TEF (45 $ CA, 30 minutes ; frais d’inscription de 20 $ applicables à la première inscription) reprend les deux tâches en conditions d’examen, puis vous offre une rétroaction immédiate de votre enseignant sur la structure, le vocabulaire, la gestion du temps et la prestation.

Un plan en trois phases qui s’adapte à votre niveau de départ
Il n’existe pas de nombre de semaines fixe qui convienne à tous les candidats — cela dépend de votre niveau de départ, du nombre d’heures que vous pouvez y consacrer chaque semaine, et de l’épreuve qui demande le plus de travail. Ce qui reste constant, c’est l’ordre des phases.
Au départ — diagnostiquer. Passez un examen blanc complet sur les quatre épreuves, en conditions chronométrées. C’est une étape souvent sautée en autoformation, alors que c’est elle qui montre où investir votre temps. Les ressources de préparation officielles de l’organisme comprennent des exemples d’épreuves pour les quatre compétences (avec les fichiers audio de la compréhension orale) et des tutoriels interactifs, qui montrent les vrais types de tâches. La même page renvoie aussi aux ateliers de préparation enregistrés, à un livre d’entraînement et à la plateforme en ligne PrepMyTEF de l’organisme, qui propose des examens blancs.
À eux seuls, ces exemples et tutoriels ne donnent toutefois pas de résultat noté. Pour un point de départ fiable, une simulation complète supervisée, où l’expression écrite et l’expression orale sont corrigées par un examinateur certifié, donne une évaluation beaucoup plus réaliste.
La phase intermédiaire — consolider. C’est là que se déroule l’essentiel du travail. Répartissez votre temps à peu près en proportion des besoins : plus d’heures sur votre épreuve la plus faible, et assez d’exercices réguliers sur les trois autres pour qu’elles ne reculent pas pendant que vous vous concentrez ailleurs.
Pour vous donner une idée, voici une répartition à titre d’exemple, pas une norme : avec environ huit heures par semaine et la compréhension orale comme point faible, vous pourriez consacrer quatre heures à la compréhension orale, environ une heure et demie à l’expression orale et autant à l’expression écrite, et une heure à la compréhension écrite.
La dernière ligne droite — simuler. Passez du développement des habiletés aux conditions d’examen : simulations complètes chronométrées, une seule écoute pour la compréhension orale, aucun brouillon pendant la compréhension orale, la compréhension écrite et l’expression orale. À ce stade, s’entraîner aux contraintes réelles peut compter presque autant que la langue elle-même. Sur un plan de deux mois ou plus, cela donne habituellement le diagnostic la première semaine, à peu près les trois ou quatre dernières semaines pour les examens blancs complets, et la phase de consolidation entre les deux.
Ces trois mêmes phases s’appliquent, que vous travailliez avec un professeur ou que vous bâtissiez le plan vous-même. Ce qui change, c’est qui vérifie que vous le suivez — et, pour l’expression écrite et orale, qui est qualifié pour vous dire où vous en êtes vraiment.
2 cas réels :
Karim se préparait en vue d’Entrée express avec un profil qui exigeait NCLC 7. Son premier diagnostic chronométré a placé sa compréhension écrite et son expression écrite nettement au-dessus de la cible, et son expression orale tout près. La compréhension orale a été la surprise : deux niveaux NCLC complets de retard sur les autres, surtout parce qu’il s’était toujours entraîné avec des enregistrements qu’il pouvait réécouter en prenant des notes. En consacrant l’essentiel de son temps d’étude à des écoutes uniques chronométrées, avec de courtes séances de révision pour maintenir les trois autres épreuves, il a réduit cet écart avant la date de son examen.
Nadia a sauté la vérification d’admissibilité décrite plus haut. Elle avait réussi le DELF B2 pour une demande au PSTQ du Québec, puis avait aussi ouvert un profil fédéral Entrée express au cas où elle s’établirait hors Québec, en présumant que le même diplôme y serait accepté. Ce n’était pas le cas, et elle ne l’a découvert qu’après avoir bâti son échéancier autour de ce diplôme — un second examen, une seconde ronde de préparation, et plusieurs mois perdus.

Comment savoir si vous progressez réellement
Étudier sans mesurer ses progrès est le moyen le plus facile de se sentir occupé tout en ratant son niveau NCLC visé. Quelques points de contrôle concrets :
- Repassez un examen blanc complet et chronométré à intervalles réguliers, par exemple toutes les trois ou quatre semaines pendant la phase de consolidation, et suivez votre résultat par épreuve, pas seulement globalement.
- Surveillez l’écart entre votre épreuve la plus faible et la plus forte. Si cet écart se réduit, votre plan fonctionne, même avant que votre meilleur résultat ne bouge.
- Tenez un journal d’erreurs pour la compréhension orale et écrite : pour chaque mauvaise réponse, notez si vous avez manqué un mot, êtes tombé dans un piège ou avez manqué de temps. La cause qui revient le plus souvent indique ce que l’entraînement de la semaine suivante doit cibler.
- Pour l’expression orale et écrite, obtenez un second avis. L’autoévaluation est souvent peu fiable pour ces deux compétences ; une grille de notation ou une oreille extérieure détecte des erreurs que vous ne remarquez plus dans votre propre français.
Si votre épreuve la plus faible ne bouge pas après plusieurs semaines de travail ciblé, c’est habituellement le signe que la pratique elle-même doit changer, pas qu’il faut ajouter plus d’heures de la même chose. Notre analyse des raisons pour lesquelles des candidats échouent au TCF/TEF Canada malgré un bon niveau de français couvre les versions les plus courantes de ce blocage précis.
La logistique du jour d’examen à prévoir
Quelques détails organisationnels influencent la planification de vos dernières semaines, pas seulement la journée de l’examen elle-même. Les quatre épreuves du TEF Canada doivent être passées le même jour — une attestation assemblée à partir de sessions séparées n’est pas reconnue par les autorités canadiennes de l’immigration. Apportez la même pièce d’identité avec photo que lors de l’inscription : pour le TEF Canada, les règles de l’organisme exigent que la pièce présentée le jour de l’examen corresponde à celle présentée à l’inscription.
L’organisme indique que les résultats sont envoyés dans un délai de 1 à 10 jours ouvrables ; prévoyez tout de même une marge. Ce qui compte pour l’immigration, c’est la règle de validité d’IRCC : vos résultats doivent dater de moins de deux ans au moment où vous remplissez votre profil Entrée express et au moment où vous présentez votre demande de résidence permanente. Réserver l’examen longtemps avant que votre dossier soit prêt peut vous obliger à le payer deux fois — planifiez donc le test en fonction de la demande, et non l’inverse.
Les frais d’inscription varient selon le centre d’examen et ne sont pas uniformisés à l’échelle du Canada — nous ne citerons donc pas de montant ici ; confirmez le prix actuel directement auprès du centre où vous prévoyez passer l’examen.
Un dernier mot sur notre rôle : le CECFQ prépare les candidats au moyen d’un cours privé de préparation au TEF Canada, mais nous n’administrons pas le test lui-même. Vous vous inscrivez à l’examen et le passez dans un centre agréé TEF Canada — l’outil de recherche de centres de l’organisme les répertorie ; notre rôle est de vous y préparer.
Foire aux questions sur la préparation au TEF Canada
1. Mon examen est réservé et une épreuve n’est clairement pas prête. Devrais-je le passer quand même ?
Comparez les deux coûts. Passer l’examen maintenant, c’est laisser l’épreuve la plus faible limiter la valeur de l’ensemble du résultat pour tout programme qui exige un minimum dans chaque compétence, et corriger cela plus tard signifie une reprise complète. Reporter la date, si votre centre le permet, coûte souvent moins cher : vérifiez d’abord ses conditions. Si la date ne peut pas bouger, passer l’examen vous donne au moins un vrai résultat pour cette épreuve, plus parlant que n’importe quel examen blanc.
Une exception mérite d’être connue, même si elle ne sert pas à gagner du temps de préparation : en cas d’absence justifiée dans le mois suivant la session et validée par l’organisme, ses règles permettent un seul report sur une autre session, dans les 6 mois suivant la date initiale, et les centres sont priés de ne pas facturer de frais supplémentaires.
2. Est-il plus difficile de se préparer au TEF Canada qu’au TCF Canada ?
Aucun des deux tests n’est plus difficile pour tout le monde — ils conviennent à des forces différentes, et le meilleur choix dépend de votre profil. Notre comparaison entre le TEF Canada et le TCF Canada couvre les différences de format qui comptent habituellement le plus.
3. Combien de temps faut-il pour se préparer au TEF Canada ?
Cela dépend de l’écart que révèle votre diagnostic, pas d’un calendrier type. Si chaque épreuve se situe à environ un niveau NCLC de votre cible, l’essentiel du travail consiste habituellement à vous entraîner au format sur l’épreuve la plus faible. Si plusieurs épreuves sont à deux niveaux ou plus sous la cible, vous irez généralement plus loin en consolidant d’abord votre français général, puis en passant à la préparation propre à l’examen quand vos résultats aux examens blancs se rapprochent de la cible.
4. Combien de temps à l’avance devrais-je réserver l’examen ?
Partez de deux dates : celle où votre épreuve la plus faible devrait être prête et celle où vous prévoyez présenter votre demande. L’organisme conseille de s’inscrire le plus tôt possible : consultez donc d’avance les dates de session de votre centre et réservez-en une qui laisse place à vos dernières semaines de simulation. S’inscrire tôt ne veut pas dire passer l’examen tôt : le délai de résultats et la période de validité de deux ans décrits plus haut doivent toujours concorder avec la date de votre demande.
5. Mon attestation affiche un score sur 699, mais le tableau d’IRCC utilise d’autres chiffres. Lesquels dois-je inscrire ?
Inscrivez les chiffres de la colonne « Équivalence ancien score » de votre attestation, et non les scores sur 699, comme l’explique la section sur la conversion en NCLC plus haut. Le niveau NCLC imprimé à côté est donné à titre indicatif, pas pour le formulaire.
6. Puis-je reprendre seulement l’épreuve que j’ai ratée ?
Pas pour Entrée express. L’organisme exige que les quatre épreuves soient passées le même jour pour que l’attestation soit reconnue par les autorités canadiennes de l’immigration : une reprise signifie donc repasser et payer de nouveau l’examen au complet, après au moins 20 jours d’attente. C’est pourquoi les phases de diagnostic et de simulation comptent : elles servent à l’éviter.
Avis : Cet article est fourni à titre informatif général seulement, d’après les renseignements publics relatifs aux examens et à l’immigration disponibles au moment de la rédaction. Les formats d’examen, la notation, les frais et les exigences d’immigration peuvent changer, et les exigences varient selon le programme et la situation individuelle. Pour des renseignements exacts et à jour, confirmez directement auprès de l’organisme officiel responsable du test TEF Canada et auprès d’IRCC ou de l’autorité d’immigration concernée. Le présent article ne constitue pas un conseil en immigration.
Vous voulez savoir précisément quelle épreuve demande le plus de travail ?
Pour savoir où en est vraiment chacune de vos quatre épreuves, il vous faut une simulation complète corrigée selon les propres critères de l’examen. C’est exactement autour de cela que s’articule notre cours de préparation au TEF Canada : un entraînement au format de l’examen, une pratique compétence par compétence ciblée sur vos points faibles, et de vraies simulations d’examen corrigées par des examinateurs certifiés.
Si vous n’en êtes qu’au début et que vous voulez simplement savoir à peu près où se situe votre français avant de choisir un cours, notre test de niveau de français vous positionne sur l’échelle du CECR en 30 à 45 minutes pour 20 $ CA, un montant déduit de votre première facture si vous vous inscrivez dans les 5 jours. Une précision importante, cependant : il s’agit d’un outil de positionnement couvrant les niveaux A1 à B2, pas d’un certificat officiel, et il ne remplace pas le diagnostic décrit plus haut.
Des questions sur la préparation au TEF Canada ? Contactez le CECFQ :
Courriel : info@cecfq.ca
Site Web : cecfq.ca
Adresse : 50, rue Saint-Charles Ouest, local 100, Longueuil (Québec) J4H 1C6
Horaire : du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h ; le samedi, de 9 h à 14 h



